Exprimez-vous !
Retour vers Exprimez-vous !#187 — Un projet qui ne prend pas en compte les habitants des villages des Corbières
Un avis ou une remarque
Avis général sur le projet
Enjeux environnementaux
Enjeux agricoles
Traversée des Corbières (tunnel ou plaine)
Un projet qui ne prend pas en compte les habitants des villages concernés.
Habitante de Roquefort-des-Corbières, je suis résolument hostile au projet de LGV. Il illustre une fois de plus une logique que les habitants de nos villages connaissent bien : on privilégie les grandes métropoles et les grandes infrastructures au détriment des zones rurales et des villages.
Roquefort-des-Corbières, les villages de charme des Corbières sont les grands absents de ce dossier. Insuffisamment défendus, mal cartographiés, ignorés dans l’analyse des impacts, ils subissent de plein fouet un projet qui ne leur apportera rien. C’est le Grand Narbonne qui négocie, ce sont les petits villages qui paient.
Sur le plan technique, les nuisances sont concrètes et documentables. Roquefort-des-Corbières compte plus de 1 000 habitants et se situe à moins de 300 mètres du tracé envisagé. Les nuisances sonores générées par une LGV à cette distance sont incompatibles avec des conditions de vie normales. L’option 1 « ligne voyageurs » est inacceptable.
Par ailleurs, l’option 2 « voyageurs+fret » prévoit un tunnel sous les Corbières qui débouche à l’entrée du village. Elle est donc totalement inacceptable également pour les mêmes raisons que l’option 1 car elle va générer une nuisance supplémentaire spécifique en créant une onde de micro-pression à l’émergence — phénomène acoustique bien documenté pour les LGV —. Son impact sur les riverains n’est pas traité dans le dossier de concertation.
L’attractivité de cette région ne repose pas sur 22 minutes de trajet gagné à l’horizon 2040. Elle repose sur ses vignobles, ses paysages, son patrimoine, sa qualité de vie. Détruire tout cela ne fera pas venir plus de touristes, ni plus d’habitants. Ces mêmes milliards seraient infiniment mieux employés à réhabiliter les petites lignes régionales : entre 2012 et 2020, 3600 km de voies ferrées de desserte locale ont été fermées faute de financement, pendant que l’État programmait des dizaines de milliards pour des LGV.
Je demande que les enjeux des villages soient mieux pris en compte et représentés équitablement dans cette concertation. Je demande que les arbitrages budgétaires soient remis à plat.
Sylvie Glaser
Habitante de Roquefort-des-Corbières, je suis résolument hostile au projet de LGV. Il illustre une fois de plus une logique que les habitants de nos villages connaissent bien : on privilégie les grandes métropoles et les grandes infrastructures au détriment des zones rurales et des villages.
Roquefort-des-Corbières, les villages de charme des Corbières sont les grands absents de ce dossier. Insuffisamment défendus, mal cartographiés, ignorés dans l’analyse des impacts, ils subissent de plein fouet un projet qui ne leur apportera rien. C’est le Grand Narbonne qui négocie, ce sont les petits villages qui paient.
Sur le plan technique, les nuisances sont concrètes et documentables. Roquefort-des-Corbières compte plus de 1 000 habitants et se situe à moins de 300 mètres du tracé envisagé. Les nuisances sonores générées par une LGV à cette distance sont incompatibles avec des conditions de vie normales. L’option 1 « ligne voyageurs » est inacceptable.
Par ailleurs, l’option 2 « voyageurs+fret » prévoit un tunnel sous les Corbières qui débouche à l’entrée du village. Elle est donc totalement inacceptable également pour les mêmes raisons que l’option 1 car elle va générer une nuisance supplémentaire spécifique en créant une onde de micro-pression à l’émergence — phénomène acoustique bien documenté pour les LGV —. Son impact sur les riverains n’est pas traité dans le dossier de concertation.
L’attractivité de cette région ne repose pas sur 22 minutes de trajet gagné à l’horizon 2040. Elle repose sur ses vignobles, ses paysages, son patrimoine, sa qualité de vie. Détruire tout cela ne fera pas venir plus de touristes, ni plus d’habitants. Ces mêmes milliards seraient infiniment mieux employés à réhabiliter les petites lignes régionales : entre 2012 et 2020, 3600 km de voies ferrées de desserte locale ont été fermées faute de financement, pendant que l’État programmait des dizaines de milliards pour des LGV.
Je demande que les enjeux des villages soient mieux pris en compte et représentés équitablement dans cette concertation. Je demande que les arbitrages budgétaires soient remis à plat.
Sylvie Glaser