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#19. Désaturation fret de la gare de Perpignan/le Soler
Une question
Mixité du trafic (marchandises et voyageurs)
Réponse publiée
Les saturations que vous évoquez au niveau du Soler traduisent des limites de capacité sur le réseau existant, en particulier autour de Perpignan où se concentrent plusieurs flux (voyageurs et fret). Le projet LNMP vise à augmenter les capacités sur l’ensemble de l’axe entre Béziers et Perpignan. Il prévoit la création d’une ligne nouvelle en complément de la ligne existante, afin de mieux répartir les circulations. Les trains longue distance, et dans certains scénarios une partie du fret, pourront emprunter la ligne nouvelle, ce qui libérera de la capacité sur la ligne existante. Plusieurs solutions concrètes sont étudiées pour améliorer la fluidité :
- possibilité de faire circuler des trains de fret sur la ligne nouvelle dans les variantes mixtes ;
- création d’un faisceau fret permettant le stationnement, la régulation et le départ groupé des trains ;
- mise en oeuvre d'évitements Fret aptes aux trains longs pour permettre le dépassement des trains Fret par les TaGV ;
- amélioration de l’exploitation avec des itinéraires alternatifs en cas d’incident ;
- mise en place d’une signalisation plus performante permettant de réduire l’espacement entre les trains.
Le projet prévoit également de mieux répartir les circulations autour de Perpignan, entre celles qui continueront de desservir les installations existantes (Le Boulou, Saint-Charles, Cerbère) et celles qui pourront contourner ce secteur via la ligne nouvelle. Ces aménagements contribuent à réduire les phénomènes de saturation, mais le traitement de certains points localisés, comme le site du Soler, relève aussi d’adaptations du réseau existant menées en parallèle.
Concernant le calendrier, la phase 2 du projet est actuellement en concertation sur l’opportunité du projet et sur ses fonctionnalités. Les étapes suivantes comprendront les études de tracé, les procédures réglementaires et les travaux, pour une mise en service envisagée à l’horizon 2040-2045. À ce stade, une accélération significative du calendrier apparaît difficile compte tenu des études et procédures à mener.
- possibilité de faire circuler des trains de fret sur la ligne nouvelle dans les variantes mixtes ;
- création d’un faisceau fret permettant le stationnement, la régulation et le départ groupé des trains ;
- mise en oeuvre d'évitements Fret aptes aux trains longs pour permettre le dépassement des trains Fret par les TaGV ;
- amélioration de l’exploitation avec des itinéraires alternatifs en cas d’incident ;
- mise en place d’une signalisation plus performante permettant de réduire l’espacement entre les trains.
Le projet prévoit également de mieux répartir les circulations autour de Perpignan, entre celles qui continueront de desservir les installations existantes (Le Boulou, Saint-Charles, Cerbère) et celles qui pourront contourner ce secteur via la ligne nouvelle. Ces aménagements contribuent à réduire les phénomènes de saturation, mais le traitement de certains points localisés, comme le site du Soler, relève aussi d’adaptations du réseau existant menées en parallèle.
Concernant le calendrier, la phase 2 du projet est actuellement en concertation sur l’opportunité du projet et sur ses fonctionnalités. Les étapes suivantes comprendront les études de tracé, les procédures réglementaires et les travaux, pour une mise en service envisagée à l’horizon 2040-2045. À ce stade, une accélération significative du calendrier apparaît difficile compte tenu des études et procédures à mener.
Un constat alarmant : le goulot d'étranglement du Soler
L'actualité de la fin janvier 2026 a mis en lumière la vulnérabilité critique de l’infrastructure ferroviaire transfrontalière. Plusieurs médias (20 Minutes, France Info) ont rapporté une saturation totale des voies en gare du Soler, entraînant une paralysie du fret entre la France et l'Espagne – des dizaines de convois bloqués à la frontière.
- 20 minutes : www.20minutes.fr/societe/4198736-202...
- France Info : www.franceinfo.fr/economie/le-fret-f...
Un obstacle majeur aux ambitions de décarbonation
Ce phénomène de congestion ne peut être considéré comme un incident isolé, mais le symptôme d'une infrastructure arrivée à ses limites techniques.
Avec la croissance annoncée des flux de marchandises transfrontaliers, cette saturation risque de devenir structurelle.
Elle constitue dès lors :
• Un frein au report modal : l'impossibilité de garantir un flux fluide décourage les chargeurs de passer de la route vers le rail.
• Une entrave à la décarbonation : Chaque train bloqué ou supprimé se traduit par des milliers de camions supplémentaires sur l'A9, augmentant mécaniquement l'empreinte carbone du transport de marchandises, en contradiction directe avec les objectifs climatiques nationaux.
Questions et attentes vis-à-vis du projet LNMP phase 2
Face à cette situation d'urgence, la phase 2 du projet LNMP doit apporter des réponses concrètes. Il apparaît indispensable de clarifier les points suivants :
1. Capacité et résilience : quelles solutions concrètes le projet LNMP apporte-t-il pour résorber durablement le nœud ferroviaire de Perpignan/Le Soler ; et pour garantir la continuité et la fluidité du trafic fret avec l'Espagne ?
2. Calendrier de réalisation : face à l’urgence climatique et la récurrence des blocages constatés en 2026, est-il envisageable d’accélérer la mise en service des solutions techniques prévues pour lever ce verrou ferroviaire ? Si non, pourquoi ?
L'actualité de la fin janvier 2026 a mis en lumière la vulnérabilité critique de l’infrastructure ferroviaire transfrontalière. Plusieurs médias (20 Minutes, France Info) ont rapporté une saturation totale des voies en gare du Soler, entraînant une paralysie du fret entre la France et l'Espagne – des dizaines de convois bloqués à la frontière.
- 20 minutes : www.20minutes.fr/societe/4198736-202...
- France Info : www.franceinfo.fr/economie/le-fret-f...
Un obstacle majeur aux ambitions de décarbonation
Ce phénomène de congestion ne peut être considéré comme un incident isolé, mais le symptôme d'une infrastructure arrivée à ses limites techniques.
Avec la croissance annoncée des flux de marchandises transfrontaliers, cette saturation risque de devenir structurelle.
Elle constitue dès lors :
• Un frein au report modal : l'impossibilité de garantir un flux fluide décourage les chargeurs de passer de la route vers le rail.
• Une entrave à la décarbonation : Chaque train bloqué ou supprimé se traduit par des milliers de camions supplémentaires sur l'A9, augmentant mécaniquement l'empreinte carbone du transport de marchandises, en contradiction directe avec les objectifs climatiques nationaux.
Questions et attentes vis-à-vis du projet LNMP phase 2
Face à cette situation d'urgence, la phase 2 du projet LNMP doit apporter des réponses concrètes. Il apparaît indispensable de clarifier les points suivants :
1. Capacité et résilience : quelles solutions concrètes le projet LNMP apporte-t-il pour résorber durablement le nœud ferroviaire de Perpignan/Le Soler ; et pour garantir la continuité et la fluidité du trafic fret avec l'Espagne ?
2. Calendrier de réalisation : face à l’urgence climatique et la récurrence des blocages constatés en 2026, est-il envisageable d’accélérer la mise en service des solutions techniques prévues pour lever ce verrou ferroviaire ? Si non, pourquoi ?