Exprimez-vous !
Retour vers Exprimez-vous !#78 — Cohérence entre l’augmentation annoncée du trafic marchandises et les impacts économiques régionaux
Une question
Enjeux agricoles
Réponse publiée
Le développement du fret ferroviaire prévu dans le cadre du projet ne concerne pas uniquement les flux internationaux. Il vise aussi à améliorer les capacités de transport pour les activités économiques locales et régionales, notamment autour des plateformes de Saint-Charles, du Boulou, de Port-la-Nouvelle ou de Sète. La hausse attendue des trafics en provenance et à destination de l’Espagne est liée au développement du réseau ferré espagnol et à la connexion progressive de plusieurs ports au réseau international. Cette évolution peut effectivement entraîner davantage de flux transfrontaliers. L'un des enjeux du projet est de permettre que ces marchandises circulent davantage par le rail plutôt que par la route.
Dans les scénarios mixtes, la ligne nouvelle permettrait de mieux répartir les circulations entre la ligne existante et la ligne nouvelle. Elle offrirait ainsi des capacités supplémentaires pour le fret, tout en maintenant la possibilité de développer les trains voyageurs, notamment en gare de Perpignan. Le projet ne détermine toutefois pas la nature des marchandises transportées, ni les conditions de concurrence entre filières agricoles françaises et espagnoles. Ces sujets relèvent de politiques économiques, agricoles et commerciales plus larges, qui dépassent le périmètre des maîtres d’ouvrage.
Les préoccupations exprimées sur la situation des agriculteurs locaux sont donc bien prises en compte dans la concertation, mais le projet ne peut pas, à lui seul, apporter de garanties sur l’évolution des marchés agricoles ou sur les règles de concurrence. Pour autant, conformément au décret du 31 août 2016 relatif à la compensation collective agricole, le projet prévoit la mise en œuvre de mesures destinées à maintenir ou rétablir le potentiel économique agricole perdu par le financement de projets agricoles locaux et collectifs avec création de valeur ajoutée. La démarche repose sur la réalisation d'une Étude préalable agricole (EPA), qui permet d'évaluer les effets du projet sur l'économie agricole du territoire. Cette étude est soumise à l'avis de la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF), puis le préfet fixe le montant de la compensation collective agricole et les grandes thématiques des mesures à mettre en œuvre. Les mesures sont ensuite définies dans le cadre d'une gouvernance associant les services de l'État, les collectivités, la profession agricole et SNCF Réseau. Elles se traduisent par des appels à projets permettant de sélectionner et de financer des actions collectives au bénéfice de l'agriculture du territoire. Les projets soutenus peuvent notamment concerner le foncier agricole, la ressource en eau, les outils de production et de valorisation associant la qualité alimentaire ou encore l'adaptation au changement climatique.
Dans les scénarios mixtes, la ligne nouvelle permettrait de mieux répartir les circulations entre la ligne existante et la ligne nouvelle. Elle offrirait ainsi des capacités supplémentaires pour le fret, tout en maintenant la possibilité de développer les trains voyageurs, notamment en gare de Perpignan. Le projet ne détermine toutefois pas la nature des marchandises transportées, ni les conditions de concurrence entre filières agricoles françaises et espagnoles. Ces sujets relèvent de politiques économiques, agricoles et commerciales plus larges, qui dépassent le périmètre des maîtres d’ouvrage.
Les préoccupations exprimées sur la situation des agriculteurs locaux sont donc bien prises en compte dans la concertation, mais le projet ne peut pas, à lui seul, apporter de garanties sur l’évolution des marchés agricoles ou sur les règles de concurrence. Pour autant, conformément au décret du 31 août 2016 relatif à la compensation collective agricole, le projet prévoit la mise en œuvre de mesures destinées à maintenir ou rétablir le potentiel économique agricole perdu par le financement de projets agricoles locaux et collectifs avec création de valeur ajoutée. La démarche repose sur la réalisation d'une Étude préalable agricole (EPA), qui permet d'évaluer les effets du projet sur l'économie agricole du territoire. Cette étude est soumise à l'avis de la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF), puis le préfet fixe le montant de la compensation collective agricole et les grandes thématiques des mesures à mettre en œuvre. Les mesures sont ensuite définies dans le cadre d'une gouvernance associant les services de l'État, les collectivités, la profession agricole et SNCF Réseau. Elles se traduisent par des appels à projets permettant de sélectionner et de financer des actions collectives au bénéfice de l'agriculture du territoire. Les projets soutenus peuvent notamment concerner le foncier agricole, la ressource en eau, les outils de production et de valorisation associant la qualité alimentaire ou encore l'adaptation au changement climatique.
Lors de la réunion publique du 06/05/2026 au Soler, il a été indiqué que :
• Les études en cours prévoient un triplement du trafic marchandises à moyen terme sur la ligne,
• Les ports espagnols de la façade Est se préparent déjà à cette montée en charge en renforçant leur connexion au réseau ferré,
• Le projet générerait des retombées économiques positives pour la région.
Or, ces deux annonces peuvent apparaître contradictoires, notamment au regard de la situation actuelle du secteur agricole régional, déjà fragilisé par :
• L’augmentation des importations de produits agricoles espagnols,
• Une concurrence déloyale liée à :
o Un coût de main d’œuvre plus faible,
o Des normes de production moins strictes,
• Une pression accrue sur les prix, mettant en difficulté les exploitations locales.
Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger :
• Comment le triplement du trafic marchandises, incluant potentiellement davantage de produits agricoles importés, pourrait-il être compatible avec la promesse de retombées économiques locales ?
• Quelles mesures d’accompagnement sont prévues pour éviter une aggravation de la concurrence subie par les agriculteurs du département ?
• Comment le projet entend-il garantir que les bénéfices économiques annoncés ne se fassent pas au détriment du tissu agricole local ?
Ces questions doivent recevoir des réponses précises, chiffrées et documentées dans le cadre de la concertation.
• Les études en cours prévoient un triplement du trafic marchandises à moyen terme sur la ligne,
• Les ports espagnols de la façade Est se préparent déjà à cette montée en charge en renforçant leur connexion au réseau ferré,
• Le projet générerait des retombées économiques positives pour la région.
Or, ces deux annonces peuvent apparaître contradictoires, notamment au regard de la situation actuelle du secteur agricole régional, déjà fragilisé par :
• L’augmentation des importations de produits agricoles espagnols,
• Une concurrence déloyale liée à :
o Un coût de main d’œuvre plus faible,
o Des normes de production moins strictes,
• Une pression accrue sur les prix, mettant en difficulté les exploitations locales.
Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger :
• Comment le triplement du trafic marchandises, incluant potentiellement davantage de produits agricoles importés, pourrait-il être compatible avec la promesse de retombées économiques locales ?
• Quelles mesures d’accompagnement sont prévues pour éviter une aggravation de la concurrence subie par les agriculteurs du département ?
• Comment le projet entend-il garantir que les bénéfices économiques annoncés ne se fassent pas au détriment du tissu agricole local ?
Ces questions doivent recevoir des réponses précises, chiffrées et documentées dans le cadre de la concertation.