Exprimez-vous !
Retour vers Exprimez-vous !#228 — Pour une meilleure prise en compte du territoire et des habitants concernés sur la commune de Béziers
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Mixité du trafic (marchandises et voyageurs)
Desserte et gares nouvelles
Enjeux environnementaux
Enjeux agricoles
Autres
L’association « Comité de Défense de Badones – Montimas » (CDBM) se préoccupe, depuis 1992, de la préservation de la qualité de vie et de l’environnement d’un large secteur semi-rural et agricole de 2.500 hectares, situé à l’est de la commune de Béziers.
Après ses inquiétudes manifestées dans les années 90 et dans sa contribution au débat public sur la « Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan » organisé en 2009 (lettre à la commission particulière du débat public en date du 3 juillet 2009), quant à un tracé qui aurait pu traverser le quartier, l’association prend acte, avec satisfaction, du choix d’un tracé définitif situé au sud de l’autoroute A9.
Dans la mesure où la ligne nouvelle à grande vitesse pourrait entraîner une baisse du trafic routier le plus polluant, celui des camions, sur l’autoroute A9, et compte tenu de l’impact limité sur le quartier, l’association est favorable à un projet de ligne mixte voyageurs-fret.
Toutefois, le Comité de Défense de Badones – Montimas souhaite attirer l’attention des promoteurs et responsables du projet sur quelques aspects qui ne sont pas ou sont insuffisamment traités dans le dossier de concertation et qui représentent, pour les riverains, des sujets d’inquiétude :
1°) les nuisances sonores :
le bruit généré par le trafic ferroviaire s’ajoutera aux nuisances sonores de l’autoroute A9, en particulier la nuit, si la voie nouvelle est utilisée pour le fret (dont les trains génèrent des bruits spécifiques) ;
des études spécifiques sur l’impact pour les riverains seraient bienvenues et devraient, le cas échéant, déboucher sur des dispositifs d’atténuation du bruit adéquats ;
2°) la continuité des voies de communication rurales :
le quartier est relié aux communes environnantes et à plusieurs secteurs naturels et agricoles par un réseau de voies (des chemins ruraux pour la plupart) qui permettent, en deux endroits, le franchissement de la barrière que constitue l’autoroute A9 : au niveau du bois de Bourbaki et au niveau du domaine de La Caumette (chemins ruraux n°50 et n°56 en direction de Cers) ;
pour les habitants et les agriculteurs du quartier, il serait important de préserver ces voies et d’assurer leur continuité par-delà la ligne nouvelle à grande vitesse ;
3°) l’aménagement foncier du secteur envisagé pour l’implantation de la nouvelle gare :
l’expérience des parcs d’activité et des ZAC (zones d’aménagement concerté), réalisés sur le quartier (La Giniesse, La Domitienne, Mazeran, La Méridienne) montre qu’il est généralement fait peu de cas des déplacements et des usages du territoire antérieurs ;
le projet de réalisation d’une nouvelle gare en limite des communes de Cers et de Villeneuve-les-Béziers, et les aménagements qui l’accompagneraient pour accueillir de nouvelles activités, devraient tenir compte de l’impact sur les voies de circulation et les activités existantes (préservation des chemins ruraux, accès au bois de Bourbaki, etc.) ;
4°) l’impact sur l’environnement naturel :
si la construction de la nouvelle ligne le long de l’autoroute A9 paraît être de nature à limiter l’impact de l’infrastructure sur l’environnement dans ce secteur, il reste regrettable que soit sacrifiée la partie sud du bois de Bourbaki ;
pour limiter l’impact sur la partie restante, des mesures compensatoires pourraient être envisagées pour préserver ce qui peut l’être et pour valoriser la partie nord du bois (amélioration des accès, dispositifs contre le bruit tenant compte de la voie nouvelle mais aussi de l’autoroute A9, etc.) ;
5°) la prise en compte, d’une façon plus large, des mobilités et de l’aménagement du territoire :
à la préoccupation de proximité au sujet des aménagements autour de la future gare, s’ajoute une réflexion qu’il conviendrait d’approfondir sur l’insertion de cet équipement dans le territoire et sur ses fonctionnalités ;
en particulier, il apparaît nécessaire que soit étudiée une liaison ferroviaire entre la future gare et la gare du centre ville de Béziers, afin de permettre la jonction des deux en train et pas seulement par voie routière (l’intérêt est évident pour tous les habitants du centre ville, mais surtout pour tous les territoires desservis par la ligne Béziers-Neussargues) ; une même réflexion conduirait à prendre en compte l’intérêt d’un liaison avec la ligne ferroviaire historique pour la jonction avec d’autres gares ;
à cette perspective pourrait s’ajouter une réflexion plus générale sur l’intermodalité, y compris la desserte de la nouvelle gare par des voies cyclables.
Après ses inquiétudes manifestées dans les années 90 et dans sa contribution au débat public sur la « Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan » organisé en 2009 (lettre à la commission particulière du débat public en date du 3 juillet 2009), quant à un tracé qui aurait pu traverser le quartier, l’association prend acte, avec satisfaction, du choix d’un tracé définitif situé au sud de l’autoroute A9.
Dans la mesure où la ligne nouvelle à grande vitesse pourrait entraîner une baisse du trafic routier le plus polluant, celui des camions, sur l’autoroute A9, et compte tenu de l’impact limité sur le quartier, l’association est favorable à un projet de ligne mixte voyageurs-fret.
Toutefois, le Comité de Défense de Badones – Montimas souhaite attirer l’attention des promoteurs et responsables du projet sur quelques aspects qui ne sont pas ou sont insuffisamment traités dans le dossier de concertation et qui représentent, pour les riverains, des sujets d’inquiétude :
1°) les nuisances sonores :
le bruit généré par le trafic ferroviaire s’ajoutera aux nuisances sonores de l’autoroute A9, en particulier la nuit, si la voie nouvelle est utilisée pour le fret (dont les trains génèrent des bruits spécifiques) ;
des études spécifiques sur l’impact pour les riverains seraient bienvenues et devraient, le cas échéant, déboucher sur des dispositifs d’atténuation du bruit adéquats ;
2°) la continuité des voies de communication rurales :
le quartier est relié aux communes environnantes et à plusieurs secteurs naturels et agricoles par un réseau de voies (des chemins ruraux pour la plupart) qui permettent, en deux endroits, le franchissement de la barrière que constitue l’autoroute A9 : au niveau du bois de Bourbaki et au niveau du domaine de La Caumette (chemins ruraux n°50 et n°56 en direction de Cers) ;
pour les habitants et les agriculteurs du quartier, il serait important de préserver ces voies et d’assurer leur continuité par-delà la ligne nouvelle à grande vitesse ;
3°) l’aménagement foncier du secteur envisagé pour l’implantation de la nouvelle gare :
l’expérience des parcs d’activité et des ZAC (zones d’aménagement concerté), réalisés sur le quartier (La Giniesse, La Domitienne, Mazeran, La Méridienne) montre qu’il est généralement fait peu de cas des déplacements et des usages du territoire antérieurs ;
le projet de réalisation d’une nouvelle gare en limite des communes de Cers et de Villeneuve-les-Béziers, et les aménagements qui l’accompagneraient pour accueillir de nouvelles activités, devraient tenir compte de l’impact sur les voies de circulation et les activités existantes (préservation des chemins ruraux, accès au bois de Bourbaki, etc.) ;
4°) l’impact sur l’environnement naturel :
si la construction de la nouvelle ligne le long de l’autoroute A9 paraît être de nature à limiter l’impact de l’infrastructure sur l’environnement dans ce secteur, il reste regrettable que soit sacrifiée la partie sud du bois de Bourbaki ;
pour limiter l’impact sur la partie restante, des mesures compensatoires pourraient être envisagées pour préserver ce qui peut l’être et pour valoriser la partie nord du bois (amélioration des accès, dispositifs contre le bruit tenant compte de la voie nouvelle mais aussi de l’autoroute A9, etc.) ;
5°) la prise en compte, d’une façon plus large, des mobilités et de l’aménagement du territoire :
à la préoccupation de proximité au sujet des aménagements autour de la future gare, s’ajoute une réflexion qu’il conviendrait d’approfondir sur l’insertion de cet équipement dans le territoire et sur ses fonctionnalités ;
en particulier, il apparaît nécessaire que soit étudiée une liaison ferroviaire entre la future gare et la gare du centre ville de Béziers, afin de permettre la jonction des deux en train et pas seulement par voie routière (l’intérêt est évident pour tous les habitants du centre ville, mais surtout pour tous les territoires desservis par la ligne Béziers-Neussargues) ; une même réflexion conduirait à prendre en compte l’intérêt d’un liaison avec la ligne ferroviaire historique pour la jonction avec d’autres gares ;
à cette perspective pourrait s’ajouter une réflexion plus générale sur l’intermodalité, y compris la desserte de la nouvelle gare par des voies cyclables.