Exprimez-vous !
Retour vers Exprimez-vous !#255 — Gare TGV de Béziers : Non au tout-routier périphérique, priorité au centre-ville et au rail local
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Desserte et gares nouvelles
Enjeux environnementaux
L'arbitrage de ce projet ne doit pas se résumer au seul gain de temps du TGV. La priorité absolue doit être de renoncer à la construction d'une nouvelle gare périphérique et de privilégier la gare existante de Béziers Centre via les raccordements. Si le site de Béziers Est est malgré tout imposé, son ouverture doit être conditionnée à une interconnexion ferroviaire directe.
D’abord, l'absence d'interconnexion TER quai à quai à Béziers Est brisera la chaîne du voyage pour les flux touristiques estivaux. Obliger les voyageurs chargés de bagages à louer une voiture ou prendre une navette, une gare TGV déconnectée du rail régional échouera à irriguer proprement l'économie touristique du littoral biterrois.
Ensuite, excentrer la gare aggravera la fracture sociale. Le centre-ville de Béziers subit un taux de pauvreté de 57 % dans ses quartiers prioritaires. Imposer un surcoût et un trajet d'approche contraignant en navette aux habitants non motorisés créera une ségrégation territoriale, réservant de fait la grande vitesse aux ménages aisés de la périphérie.
De plus, faciliter l'accès depuis Paris ou Lyon sans transport local performant augmentera paradoxalement le trafic automobile sur place. Le ratio officiel affirmant qu'une voiture émet 5 fois plus de CO2 qu'un TER est ici sous-estimé : cette moyenne inclut des lignes au gazole, alors que l'axe Montpellier-Narbonne est 100 % électrifié. Sans maillage rail-rail, le bilan carbone s'effondrera au dernier kilomètre.
Enfin, si l'implantation sur une friche industrielle limite le sacrifice agricole direct, ce nœud routier provoquera une bétonisation indirecte. L'effet aimant de la gare entraînera la création de parkings géants, d'hôtels et de zones logistiques qui grignoteront par ricochet les espaces naturels environnants, contrairement à l'option sobre de la gare centrale.
En conclusion, la priorité reste le maintien des dessertes en centre-ville. Si l'État impose le site de Béziers Est, sa création doit être indissociable d'une halte TER connectée pour refuser le modèle du tout-routier.
D’abord, l'absence d'interconnexion TER quai à quai à Béziers Est brisera la chaîne du voyage pour les flux touristiques estivaux. Obliger les voyageurs chargés de bagages à louer une voiture ou prendre une navette, une gare TGV déconnectée du rail régional échouera à irriguer proprement l'économie touristique du littoral biterrois.
Ensuite, excentrer la gare aggravera la fracture sociale. Le centre-ville de Béziers subit un taux de pauvreté de 57 % dans ses quartiers prioritaires. Imposer un surcoût et un trajet d'approche contraignant en navette aux habitants non motorisés créera une ségrégation territoriale, réservant de fait la grande vitesse aux ménages aisés de la périphérie.
De plus, faciliter l'accès depuis Paris ou Lyon sans transport local performant augmentera paradoxalement le trafic automobile sur place. Le ratio officiel affirmant qu'une voiture émet 5 fois plus de CO2 qu'un TER est ici sous-estimé : cette moyenne inclut des lignes au gazole, alors que l'axe Montpellier-Narbonne est 100 % électrifié. Sans maillage rail-rail, le bilan carbone s'effondrera au dernier kilomètre.
Enfin, si l'implantation sur une friche industrielle limite le sacrifice agricole direct, ce nœud routier provoquera une bétonisation indirecte. L'effet aimant de la gare entraînera la création de parkings géants, d'hôtels et de zones logistiques qui grignoteront par ricochet les espaces naturels environnants, contrairement à l'option sobre de la gare centrale.
En conclusion, la priorité reste le maintien des dessertes en centre-ville. Si l'État impose le site de Béziers Est, sa création doit être indissociable d'une halte TER connectée pour refuser le modèle du tout-routier.